Imaginons une autre façon de vivre à Chatou
Le saviez-vous ?
Les 2/3 de nos déplacements en voiture font moins de 5 kms : la distance idéale pour le vélo si on a la forme ou le vélo électrique si on n’a pas la forme.
- La moitié de nos déplacements en voiture fait moins de 1.5 kms : la distance idéale pour la marche à pied qui met en forme.
- Un déplacement en transport en commun génère 100 fois moins de CO2 et de particules qu’un déplacement en automobile.
- Notre empreinte écologique est constituée à 30 % par notre alimentation, à 30 % par le chauffage de notre logement, à 30 % par nos déplacements.
- 80 % de nos émissions de CO2 se font dans les villes
C’est donc bien au cœur de nos villes et de nos comportements que se joue la défense de l’environnement et de notre planète. Nos chefs d’État à Copenhague ou sur la taxe carbone ont bien du mal à avancer face aux défis sociaux et financiers. Nous ne devons pas les attendre pour agir là où nous vivons et où nous pouvons être acteurs.
- 1 litre d’essence économisé c’est 2,3 kilos de CO2 en moins ; mais c’est surtout 1 euro 50 cts de plus dans notre poche, et bientôt plus. C’est aussi 1400 mg de particules en moins.
Agir en local et sur nos comportements nous apporte donc un bénéfice immédiat en termes financiers et pour notre santé quotidienne
Alors que faire à Chatou ?
Nous vous proposons 6 thèmes sur lesquels nous pouvons agir sans délai et sans investissements excessifs, en tout cas à la portée d’une ville comme Chatou ou de la Communauté de Communes de la Boucle de la Seine (CCBS).
Les solutions ont été élaborées avec des experts reconnus dans ces domaines et dans leur profession. Elles sont toutes réalistes, applicables immédiatement et chiffrées.
Elles sont ici résumées mais des études plus approfondies existent et nous pouvons tous ensemble les préciser et les évaluer plus finement. Elles ne sont pas révolutionnaires et certaines sont mêmes certainement inclues dans la phase diagnostic « Plan local de Déplacements » que la mairie a en main un an et demi mais dont nous n’avons pas pu avoir connaissance.
Notre démarche n’est pas politicienne : si la Majorité Municipale veut appliquer ces solutions, tant mieux, si l’opposition veut les reprendre dans ces programmes électoraux, pas de souci, si les conseils de quartier veulent s’en saisir, faites, si le CADEB veut les soutenir, bienvenu.
Si vous voulez participer à leur élaboration, vous pouvez également nous contacter ambitionspourmaville@free.fr pour participer à notre groupe de travail. Ceci n’implique aucune adhésion à l’association ou à un parti politique
Thème 1 : A Chatou des bus qui circulent plus rapidement
Il n’y a pas de couloir pour les bus à Chatou, les rues sont trop étroites et les bus trop peu nombreux. Résultat les bus font comme les voitures et patientent dans les embouteillages ; dommage car dans un bus il y a 50 personnes qui doivent arriver à l’heure pour le RER.
Et pourtant un peu d’intelligence artificielle et de modernité pourrait nous aider à composer avec notre cadre de vie ancien et nos vieilles pierres.
Il suffirait que la CCBS et la Direction Départementale de l’Équipement perfectionnent leur système de priorité aux feux tricolores.
Le système proposé est très simple dans son principe : chaque bus est équipé d’un GPS et communique sa position à 10 mètres près par radio au PC central. En cas d’embouteillage devant le bus le PC envoie au contrôleur des feux de carrefour un signal qui va lui commander de prendre du vert aux autres voies pour favoriser la voie où est le bus. Ainsi l’embouteillage est purgé devant le bus qui passe le carrefour rapidement
Une fois que le bus est passé, le vert pris aux autres voies leur est rendu sur les cycles suivants.
Ainsi rien n’est changé en moyenne pour les automobilistes mais les bus gagnent plusieurs minutes à chaque carrefour.
Le système décrit est déjà éprouvé et revient à environ 1500 euros par bus et par carrefour, il y a une dizaine de carrefours et une dizaine de bus à équiper.
Le temps d’accès au centre et à la gare de Chatou serait amélioré de 30 %.
Pour s’informer on pourra aller par exemple sur :
- http://www.transbus.org/dossiers/electronik.html
- http://www.lilletransport.com/La-priorite-aux-feux-arrive.html
- http://transclermont.itrams.net/autres_projets/amelior_bus.html
Thème 2 : A Chatou des bus à toutes heures et même Dimanche et fêtes
Si le service de bus est acceptable à Chatou aux heures normales, il est franchement insuffisant et même absent en dehors des ces heures. Comment par exemple, quand on habite les Hauts de Chatou, la tête de Girafe ou Gambetta, prendre le train pour un week-end avec quelques bagages. Ou comment faire quand le RER vous dépose à 23 heures en gare ?
Là encore le recours à un peu d’intelligence artificielle va nous apporter une solution efficace à moindre coût.
Beaucoup de villes ont simplement institué un système de bus à la demande. Les clients programment leurs demandes sur Internet ou par téléphone et plus ils les programment tôt, meilleur sera le service offert.
Un bus petit gabarit adapte sa tournée sur un horaire et un trajet optimisés par le serveur informatique qui traite les demandes.
Le système est bien sûr adapté au transport des Handicapés.
Le coût annuel d’un tel service est de 150 000 euros soit environ 5 % du budget de la CCBS pour les Transports Collectifs ; ou encore bien moins que l’économie annuelle générée par le système de priorité décrit dans le thème 1.
Pour s’informer on pourra aller par exemple sur :
- http://www.bus-agglo.fr/voyager_sur_le_reseau/bus_a_la_demande
- http://www.ciotabus.fr/bus-a-la-demande
- http://www.legrandchalon.fr/197-transport-a-la-demande.htm
Thème 3 : Un système de covoiturage à Chatou
Le système de covoiturage est un système très simple : seulement mettre en relations deux personnes qui font quotidiennement le même trajet et les inciter à partager voiture et frais. Chacun est libre de s’associer et de se quitter quand il veut.
Le rendement est modeste : on considère que c’est une réussite si 1 % de la population utilise le système, mais il est très facile à mettre en œuvre et s’adresse à toute la population.
Pratiquement si le système est mis en place au niveau de la CCBS (175 000 habitants) le covoiturage intéresserait 1750 personnes pour un coût annuel de 4000 euros environ et permettrait d’économiser 700 000 déplacements par an soit un gain collectif de 2 millions d’euros et 5000 tonnes de CO2 par an. Le rendement financier collectif est donc extraordinaire : 50 000 % !
La mise en place d’un système de covoiturage serait de plus un excellent signal pour inciter les entreprises de Chatou à réaliser leur PDE (Plan de Déplacements d’Entreprises)
Pour s’informer on pourra aller par exemple sur :
- http://www.chambery-metropole.fr/427-covoiturage.htm
- http://www.covoiturage.besancon.fr/
- http://plainecovoiturage.fr/
- http://www.greencove.fr/presentation-green-cove-ingenierie.html
Thème 4 : Chatou ville 30
Un renversement des valeurs : Alors que les zones 30 étaient considérées comme des dérogations au 50 km/h et concédées devant telle école sous la pression des parents, ou dans telle rue sous la pression des habitants, elles deviennent la norme et c’est le 50 km/h qui devient l’exception.
C’est ce renversement, et le discours qui l’accompagne, qui différencie la ville 30 d’un simple développement des zones 30 : il s’agit d’énoncer clairement que les rues de quartiers sont des espaces urbains supportant de nombreuses fonctions de vie locale, qu’elles ne sont pas de simples tuyaux isolés de leur environnement et encore moins des routes dont l’usage serait réservé aux automobiles.
On passe ainsi d’une représentation de la ville de type filaire ou « carte Michelin », matérialisée par son réseau de circulation, à une représentation en aires de vie où les quartiers sont considérés comme des unités, sans coupures.
Inversion des valeurs également pour la sécurité : un piéton ou un cycliste décède 7 fois sur 10 lors d’un choc à 50 km/h mais s’en sort 9 fois sur 10 lors d’un choc à 30 km/h.
Passer à Chatou en ville 30 est en bonne voie puisque les zones 30 se multiplient ; mais l’adjoint au maire nous précise qu’il est freiné dans ces ambitions par les coûts, chaque nouveau tronçon coûtant 10 000 à 100 000 euros. Il faut justement inverser là aussi le sens de l’investissement et simplement signaliser en entrée de ville et de chacun des quartiers que la zone est limitée à 30 à l’heure et faire respecter la loi. Les budgets nécessaires seront moins élevés et le bénéfice immédiat.
Pour s’informer on pourra aller par exemple sur :
- http://www.transports.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=8787
- http://avon.fubicy.org/villes30/villes30.htm
- http://avon.fubicy.org/villes30/sceaux/Sceaux%20Magazine_370.pdf (pages 4 et 5)
Thème 5 : Des itinéraires piétons et cyclistes vers la Gare, le Centre et les lieux de vie
Que Chatou soit passée ou non en « ville 30 » (thème 4) la Municipalité doit définir des itinéraires piétons et vélos pour relier les quartiers entre eux et la gare. Puis les conseils et les associations de quartier doivent entrer dans un processus de concertation pour décider des aménagements pour ces itinéraires : imposer physiquement la limitation des vitesses à 30, appliquer le nouveau code de la rue (inversion encore des comportements, les piétons et cyclistes sont prioritaires dans la rue, les voitures y étant tolérées) et décider avec la Municipalité d’une planification des travaux.
Par exemple* si un itinéraire entre la gare et le quartier de la médiathèque était décidé avec Berteaux Aligre Parc de Chatou Avenue du Général Leclerc, l’aménagement pourrait consister en :
Aménagement Berteaux : prévu- Aménagement Aligre : fait
- Traversée Foch : voir par exemple
- Rues Ernest Buisson, Avenue Adrien Moisant, Avenue de la Grotte Avenue du Général Leclerc jusqu’à la route de Carrières : nouveau code de la rue
- Rue du Général Leclerc : zone 30 et matérialisation de la piste cyclable en continuité du trottoir, trottoirs traversants
- Rue du Général Leclerc entre route de Carrières et rue Laubeuf : 50 mètres de point dur, dommage que rien n’ait été prévu dans le PLU, mais nous avons des idées
Une partie du budget annuel de la Ville pour les travaux de voirie (1 160 000 euros) doit être consacrée à ces aménagements
* d’autres alternatives sont possibles, par exemple en passant par les rues de Sahüne et Laubeuf et en aménageant ces rues pour le nouveau code de la rue
Thème 6 : Ne pas pénaliser la voiture plus que nécessaire
La voiture reste nécessaire pour beaucoup. Elle ne doit pas être pénalisée sur les itinéraires départementaux où la vitesse 50 est autorisée. C’est ce que nos thèmes prévoient y compris celui dans lequel la priorité aux feux est donnée aux bus.
Faut-il garder le feu en entrée de ville au Pont de Chatou ? alors que le rond point-devant l’église est suffisant pour casser la vitesse.
Peut-on, sans revenir sur les investissements faits en 2005, améliorer le passage des piétons et des cyclistes entre la rue d’Aligre et la mairie, en souterrain ou non ?










ATTENTION









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